Le cercle “Esprit civique” créé par les députés PS, Dominique Potier et Jean-Philippe Mallé, a publié un communiqué le 30 juillet 2014, pour dénoncer les exactions commises en Syrie et en Irak, à l’encontre des chrétiens d’orient. Il salue la position du Conseil de sécurité des Nations Unies, prise à la demande du gouvernement français.
Esprit Civique s’associe avec la plus grande fermeté à la dénonciation des exactions commises en Syrie et en Irak, notamment, à l’encontre des chrétiens d’Orient et salue la position du Conseil de sécurité des Nations Unies prise à la demande du gouvernement français.
Esprit Civique salue par ailleurs, la décision attendue de la France, de favoriser l’asile des victimes contraintes à l’exil, de mettre en œuvre une aide humanitaire exceptionnelle et de dialoguer avec les représentants des communautés concernées.
Cette condamnation de crimes trop longtemps laissés dans l’indifférence doit s’élargir à toutes les formes de violences issues des fondamentalismes. La dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine est un principe inaliénable. Les exactions commises à l’encontre des minorités religieuses ou ethniques comme celles liées à la liberté de penser mettent en péril la simple capacité de vivre ensemble. A notre sens, le drame d’une minorité est aussi celui d’un monde qui perd une part de la richesse liée à sa diversité, une part de son humanité.
Pour servir la paix, il est urgent de lutter contre l’oubli des souffrances mais aussi contre le risque de leur instrumentalisation. Au-delà de nos propres racines et de notre sensibilité, notre solidarité, ici, n’est pas d’abord liée à l’identité des communautés mais à l’essence même d’une nation qui fait sienne la fraternité avec toutes les victimes de la loi du plus fort et de la barbarie.
Plus que jamais, face à ces périls, comme à ceux du conflit Israélo-palestinien attisés par les extrémismes religieux, face à l’horreur des victimes civiles, nos forces citoyennes et politiques doivent veiller, au nom même des valeurs qui ont fondé la République, à ne pas ajouter à la confusion des esprits. Au nom même de nos héritages spirituels et des Lumières, nous devons tenir une ligne claire et toujours révolutionnaire, celle de l’universalité des droits de l’Homme.